16 OCTOBRE 1996
mise en ligne :
jeudi 4 juillet 2002
par Klingsor

JOURNAL I


premier texte

Celle-là.



Ouverture du Journal




"Celle-là a coulé rapidement. Un simple mouvement a-t-il seulement été mené jusqu’à son terme ?"




"Celle-là a coulé rapidement. Un simple mouvement a-t-il seulement été mené jusqu’à son terme ? - Pas plus. Jour mécanique, les doigts noircis aux frottements des caoutchoucs sales. Dernièrement, le goût des pages, aux accents de sel en ressac portant les élucubrations loin dedans en émergences étonnées, constatations petites de mots mis là où ils existent maintenant."

La radio nouvelle scande le monde en glingues d’instruments d’orient propices à la langueur. Voix fraîches dans une langue étrangère. Ce matin, je me levai tard comme à mon habitude ces derniers temps - samba légère sur rythme lent et roulements sur l’anglais du type qui fini son verre entre quelques chants hachés. Pourtant le ciel, si gris, à foncer tout l’Ouest, donnait à croire que le soleil se fût couché à l’envers cette fois.. Téléphone ! Téléphone ! Téléph.. "Oui, allô ?" (On répond à côté, de la petite cuisine j’entend juste ce qu’il faut - A tout à l’heure !" et voilà.) Les personnes au bout du fil à l’instant sont venues dans le début de l’après-midi, comme ce refrain brésilien sur les premières soupes de l’automne, dont je suis aujourd’hui convaincu.






Je m’aperçois que dans l’introduction il n’est pas précisé au lecteur une des règles les plus élémentaires. En effet, maintenant doit être considéré dans son juste contexte. Je m’excuse auprès de ceux qui auront saisi la temporalité exacte, je reprends donc, ce maintenant n’est pas à placer dans une durée antérieure au récit, mais bien comme le mot l’indique dans la linéarité : maintenant.