SEPTEMBRE 1998
mise en ligne :
samedi 5 octobre 2002
par Klingsor

PREMIÈRE PARTIE


Cahiers de Septembre

I



Première partie




Pas un bruit plus haut que l’autre, pas une affiche ni un panneau publicitaire, rien à vendre, des route un peu usées de gravier rose où perle le bitume délavé, sans lignes discontinues ni trop de signalisation, des fois un stop, avec son carrefour rescapé du rond-pointillisme paysagiste. Des champs alentours, cultivés, pas de jachère à bétonner, des entrées de ville avec leur seul panneau mentionnant le nom du bled mais pas celui barré de rouge du précédant qu’on quitte, parce qu’il est derrière nous, après les blés et les betteraves, le petit pont, les trois quatre chemins de traverse et les tournants d’une descente. A l’intérieur, chose étrange, des fleurs comme à la ville mais sans leurs nécessaires pots de béton de cailloux collés à la mode des espaces verts, sans arrosage automatique, enfin bref plantées dans le sol, dans la terre du sol quoi. On trouve tout de même des ralentisseurs, des dos d’âne, on peut se permettre d’être surpris par l’un d’eux sans aller terminer sa vie dans une barrière de protection.

Journées suivantes à commencer les Cahiers de septembre 1998.

*

La campagne se fait.
Là. Campagne se fait.

C’est d’abord avec pour fins de promouvoir la pensée positive que se constitua et partit en campagne le groupe des douze. Au centre, alors qu’à gauche il y a l’arbre et de l’autre côté le point de fuite à perte de vue, c’est l’œuvre de l’homme ici qui continue et perdure depuis des siècles ; pour l’heure, l’œuvre d’un siècle, revenu sans cesse en arrière à se demander s’il était ainsi au début, et si cela apparu tel qu’ils le contemplent maintenant des heures entières semblant des d’années. D’hier à maintenant, il a fallu aller ailleurs attendre et laisser le temps passer, du temps à tout le moins librement meilleur, crédible et clair, pour oublier un peu - on ne peut oublier qu’un peu, croire qu’on oublie reviendrait à dire qu’on n’y pense pas - qu’on y pense.

En II nous parlerons des jeunes filles de notre équipage.