mercredi 6 juillet 2011
par Klingsor

JOURNAL III


Relecture du Loup des Steppes.






Thèmes des multiples facettes, du leurre de la personnalité, de l’échiquier des possibles dans l’espace du temps. Hesse : la jeunesse perdue, l’individu noyé dans la masse du monde. Harry/le Loup/Hermine, personnage-personnages d’un récit imaginaire dans un manuscrit à l’intérieur du roman. Tous les niveaux d’irréalité sont-ils des excuses pour pouvoir parler des sujets tabous d’une époque va-t-en-guerre : non conformisme, pacifisme, « bourgeoisisme », sexe, drogue, nostalgie ? Autant de rêves, la vie semble en être un avec Hesse.

Ecouter ses voix c’est aussi l’appel de la vie, remplacer l’habitude monotone et la pulsion de mort par un chant de possibles ; des voies, des champs s’étalent sous mes yeux. Il y a aussi la crainte, enfantine, de remettre en cause le confort du cadre quotidien, sujet auquel on revient toujours...