FÉVRIER 1999
mise en ligne :
lundi 7 octobre 2002
par Url

SYNOPSIE


La presque certitude d’une mention rigoureuse.

Aia






La presque certitude d’une mention rigoureuse.

Aia descend la route. Elle va rejoindre le lit de la rivière et de l’homme. Le cours d’eau est à nu, et c’est là l’autre paradoxe qui mène à une autre idée, une quête dont on parle beaucoup.

Les nouvelles vont vite ; Aia rendue, assise eu milieu des joncs colorés. Certains là voient déjà toute enrobée de miel. Presque à sec.

C’est d’abord l’appréhension imparfaite, qui garde son doute pour elle comme un membre - cher ou renié. C’est sans doute la définition qui exclue qui montre le mieux, l’inverse moule les esprits. Du doigt par exemple.

Et l’austère mention donnée au début qui laisse permettre qu’on la juge.

La rivière, quand elle a disparu, demeure. C’est un fait. Souvenir, souvenir et trace, convention et nom. La machine porte en elle son principe et la rivière n’est plus que tout cela en principe. Moins importante est son eau, elle n’est pas un objet, elle est bien un passage, un lieu sinueux et étiré où l’on passe à chaque endroit.

Que vient faire Aia descendue en un lieu qui ne voit plus venir qu’elle, qui maintenant l’accepte en son lit, qui avance comme l’océan ? Aia regarde l’endroit et le juge désert. Nul bain en cet endroit, ni plus de lit mais un tapis de limon, sec et craquelé.

Aia n’est ici, dit-on, que pour apparaître et peupler le texte d’une âme humaine ; le doigts dans l’argile et la trace huileuse, l’inverse possible et les regards vers elle qui cheminent à travers les joncs ramassés. Ces herbes longuement étirés et coloriées, des lits divers offrant à Aia la femme aux pensées brèves, lui prêtant le corps de la femme qui se voit en ce lieu désert où parvient un grondement en amont. L’eau disparue, l’absence d’eau là où il en eût fallu sur la surface des restes minéraux et organiques, Aia constatant le désert.

Et Aia le désir ou Aia qui ne prend pas le bain, tant souhaité par.

Le doute, Aia et la Rivière Disparue.

L’un, dit par l’absolue certitude. La seconde, objet imaginaire : un personnage en pleins et en déliés, des tas de personnages ayant leur modèles vivants.

La dernière, dite par son lieu.

Aia peut n’être rien. Mais ne la détruisons pas elle et nous-mêmes tout de suite. La rivière, la vraie, la réelle, les rivières ; est-elle sans son eau pour la présenter ? C’est à peine incroyable.

Aia demeure sans.