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DEUXIÈME PARTIE
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XVI





" Ainsi je te parle :

Dénoter d’un accueil trivial aux remplacements cavaliers de la Lune par son hôte de lumière, Le Grand.

Ainsi dés aujourd’hui n’envisageras-tu pas la relève des deux astres sans mettre de côté ton immaturité étroite, sans prêter à ce phénomène l’extraordinaire qui lui revient, bien qu’extraordinaires seulement tu jugeas encore ce matin tes pauvres et maladives frictions de ver gras.

Railler la nuit pour les bonnes grâces du soleil. C’est le confort de l’ennui et l’aisance du retard ; la joie consumée sans profit pour une nuit dans la redoute où il n’y a rien à veiller que des déserts fuyants. C’est d’abord mille fois plus que je ne puis t’en dire car dans ce fort tu es seul et sans les ressources auxquelles tu t’es soustrait ou dont tu t’es affranchi. C’est un bien assez précieux mais qu’il faut habiter aussi le jour afin, au matin, de ne pas offenser celui que tu fus encore récemment à la fantaisie de l’ombre de ce qu’il en reste. Mais écoute donc ce qui suit pour mieux en comprendre la logique.

Affûter l’oreille du moqueur dans son sommeil, qu’il en oublie vite l’indolence et rejoigne l’absence de son maître reparti. Eviter ou bien en passer par là. Il faut retenir ces deux conditions avant de commencer. A chacune apparaît l’existence de l’étape, à son approche tu rentres dans l’une ou l’autre de ces postures. L’intersection, c’est un nœud pour plus tard, l’évitement revient lui à la boucle. Donc te voilà ici après la compréhension, dans les meubles encombrants d’une pièce inconnue. Passée l’image nocturne, tu peux maintenant l’entendre comme tout ce qui est dans ton dos, c’est-à-dire derrière et hors de portée. Comme on explique le poème par le commentaire prophétique, d’autres se retournent ; non qu’ils reviennent ou se perdent dans la visite des vallons inconnus de leur route, en réalité c’est leur image même qu’ils retournent, par le nœud ou la boucle selon qu’ils aient primitivement eu connaissance de la boucle ou du nœud. Ils vont contre et se placent face à eux, là où le maître était il y a quelques instants. Ils l’enterrent, lui et cette image d’eux même à la fois, paient leur tribu.

Seul alors plus ou moins assis sur un meuble d’inconfort rieur, le dos glacé et la gorge sèche. Ils restent alors dans ce moment d’après, différent de l’absence d’avant par cette soustraction, non tributaires mais affranchis. Position d’indépendance pour partie.

Manipulations de vers de terre, domaines sombres où il fouine de ses bras gesticulant dans les paperasses interminables de son libre arbitre, la fausse modestie de sa franchise pour lui-même. La boucle. Nous revenons au nœud de départ de ton initiale litanie muette.

Il manipulait un siècle d’hérésie sans que cela ne lui suffise. Condition d’existence de celui-là qui s’efforce de devenir le maître. Le suit dans un chemin qui selon toute attente se referme et devient plus illisible à mesure que le maître y progresse. Essai de la solitude et de l’assujettissement.

Reculait les portes, toujours. Sans craindre. Sa délivrance. (La part du butin.)






notes,

jeudi 24 février
Nous ne sommes jamais à l’abri de la pluie.

mardi 27 mai
Du même bord jaillira la victoire du nombre

textes

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