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Deuxième Orbe





 

Le bonheur ce serait de poursuivre. Gravir, encore et encore, les marches étroites de l’escalier automatique qui mène au hall de gare, sans mollir, et faire du reste de la journée un model de patience.

Avoir le temps et le bon tempo. De l’or sur un plateau. S’inscrire dans l’espace de ses gestes, dans une bulle approximative de présence qui fixerait l’étendue de son corps.

L’homme, se tenait là, en italique parmi la foule, en exergue, presque en marge. Rares étaient les regards qui glissaient sur sa peau si pâle. Maladive. Il devait faire peur à voir, aussi, des yeux qui s’y accrochaient, par hasard, aucun ne se retenait.

Il semblait même que ses pensées absentes aient créé, d’elles-mêmes, un espace vide autour de lui, une dépression dans la densité des passages, au mètre carré, à la minute. Quelque chose de quantifiable.

L’idéal, ce serait de continuer, afin qu’après un laps de temps d’acclimatation jugé suffisant, et quelques répétitions aidant, le cas échéant, on finisse par se dire que tout ceci existe vraiment. Avec la tout aussi réelle marque d’un caractère qui fait toute une personnalité, un état, un ordre.

On pourrait lui répondre « j’aurais du m’en douter » , ou « ça ne m’étonne pas de toi » , avec quelque chose de la connivence dans le ton. Qui se douterait du reste ? que l’instant d’avant, ici, il n’y avait personne, que le vide s’est organisé, de lui-même.

Simple question d’intégrité : le fait de montrer un prolongement dans son ébauche de présence participerait à créer du sens, de la compréhension et puis de la confiance... Le nez en l’air. Simple question de temps, sous les horloges des grands départs.

D’abord, montrer qu’on est de la famille, tout seul, ainsi, au milieu de tout, jusqu’à provoquer des fluctuations infimes dans le flux des voyageurs, de fines perturbations qui entraînent en conséquence quantité de chocs, de collisions, d’agrégats de matière, de la chair, de l’humain, des mots échangés, pardon et merci, et on finira par croire, on finira par se dire, et on finira par savoir. On finira par l’aborder. On l’accostera, plein d’intentions, dont il se nourrira pour être et avoir été. C’est dangereux ces choses là. Et une simple phrase : vous auriez l’heure ?






Vous auriez l’heure ?






notes,

mercredi 21 décembre
Les champs d’automne

samedi 26 novembre
Téléphone

samedi 26 novembre
Sans date non plus

samedi 26 novembre
Sans date

samedi 30 avril
Cinquième note, évolutive.

mardi 12 octobre
Petite vanité

lundi 5 avril
Traque

mercredi 28 janvier
Quatrième note, conjonctive.

mardi 11 novembre
L’inconfort

vendredi 21 mars
Troisième note, géographique.

lundi 18 novembre
Génération de l’ineffort

samedi 12 octobre
Deuxième note, récapitulative.

vendredi 4 octobre
Première note, explicative.

samedi 28 septembre
Aux aurores assagies..

lundi 2 septembre
Fin du journal I

dimanche 28 juillet
Le jour était levé

textes

15-04-2008
Verticales
- James Benoit

24-12-2007
Reptile - 6 - Lentement, comme de lui-même.
- James Benoit

10-12-2007
Reptile - 5 - Les discussions font encore rage.
- James Benoit

28-11-2007
Reptile - 4 - On ne fait pas ce qu’on veut.
- James Benoit

19-11-2007
Reptile - 3 - Un peu de tout et n’importe quoi.
- James Benoit

6-11-2007
Reptile - 2 - Direction est donc prise.
- James Benoit

13-06-2007
Reptile - 1 - Sur les photographies.
- James Benoit

15-01-2007
Amoures propres.
- James Benoit

15-12-2006
La mélodie des dieux.
- James Benoit

5-02-2006
Animal de foi.
- James Benoit

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