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L’Orbe.





 

Elle allait se dessiner dans un instant, en transparence, froissée par les plis du rideau de lin. Quelque chose en était formel. Quelque chose dans le son de l’avenue qui parvenait à l’appartement, en écho, sur la façade de l’immeuble voisin et passait la vitre comme si elle n’avait pas été là. Quelque chose de sourd. Comme on peut sentir peser sur sa peau tout le poids du soleil de midi, malgré la toile rouge du parasol de bar qui couvre de son ombre lumineuse un pan rond de terrasse, honteux, ne laissant au cagnard qu’un mince croissant de table à nu où fume une cigarette.

Elle allait apparaître. Comme convenu. C’était attendu. Ca ne pouvait pas rester comme ça rien qu’un instant de plus, une fenêtre entrouverte sur un balconnet placide où dorment quelques bacs à fleurs. Un rideau qui frissonne pour rien. C’est comme une porte ouverte au bout d’une falaise. La vue serait jolie, mais on n’a rien à y foutre. Après tout, la vie a horreur des demi-tours. Et il n’était plus temps pour ça.

Des mois déjà que ça pointait, dans les discussions entre amis, entre les lignes d’un roman de gare, sous une réplique de film, en plein hold-up. A l’origine, ça n’aurait été qu’une envie de vibrer, par exemple, et on aurait pu aller au train fantôme, en tout simplicité, mais comme ça n’a pas été fait, ni ça, ni autre chose, ça s’est transformé en désir. Puis en manque. Puis en un sentiment, assez proche de l’appel, assez proche du lien. Alors qu’en ce lieu et place, il n’y a encore, là, rien.

Il faudrait au moins qu’une météorite de trois kilomètres de diamètre s’écrase en plein pacifique pour remédier de façon équitable à cette imminence qui, au fil du temps, était devenue de plus en plus insoutenable. Déjà, on en sentait pointer l’odeur de roussit. Quelque chose brûle peut-être à la cuisine. Non, pas le temps d’aller regarder. Il peut se passer quelque chose, là. Maintenant. Non. Vraiment. Je suis désolé. Pas moyen. Il y a le feu.

Impossible que le champ ne s’ouvre pas d’un moment à l’autre. Ou alors, je veux bien mourir foudroyé sur place. Découpé au laser, dissout dans l’eau salé. Elle allait se dessiner. Dévoiler sa courbe de rivière et ses angles sans fin. A présent, pour cela, le tout serait de savoir s’il suffisait de claquer du doigt... Ou pas.






Un vase vide reflétait, déformée, une attention retenue.






notes,

mercredi 21 décembre
Les champs d’automne

samedi 26 novembre
Téléphone

samedi 26 novembre
Sans date non plus

samedi 26 novembre
Sans date

samedi 30 avril
Cinquième note, évolutive.

mardi 12 octobre
Petite vanité

lundi 5 avril
Traque

mercredi 28 janvier
Quatrième note, conjonctive.

mardi 11 novembre
L’inconfort

vendredi 21 mars
Troisième note, géographique.

lundi 18 novembre
Génération de l’ineffort

samedi 12 octobre
Deuxième note, récapitulative.

vendredi 4 octobre
Première note, explicative.

samedi 28 septembre
Aux aurores assagies..

lundi 2 septembre
Fin du journal I

dimanche 28 juillet
Le jour était levé

textes

15-04-2008
Verticales
- James Benoit

24-12-2007
Reptile - 6 - Lentement, comme de lui-même.
- James Benoit

10-12-2007
Reptile - 5 - Les discussions font encore rage.
- James Benoit

28-11-2007
Reptile - 4 - On ne fait pas ce qu’on veut.
- James Benoit

19-11-2007
Reptile - 3 - Un peu de tout et n’importe quoi.
- James Benoit

6-11-2007
Reptile - 2 - Direction est donc prise.
- James Benoit

13-06-2007
Reptile - 1 - Sur les photographies.
- James Benoit

15-01-2007
Amoures propres.
- James Benoit

15-12-2006
La mélodie des dieux.
- James Benoit

5-02-2006
Animal de foi.
- James Benoit

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