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JOURNAL I
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Des raisons d’agir.





 

De beaux projets. A perte de vue. On s’en pare comme d’un écrin pour se faire, en pensée, des éclats de diadèmes. Extensible en drapés à la lueur des villes, la lumière du siècle, les yeux de nos enfants ébahis à la fenêtre sur le monde. Tout ce qui brille.

De là, on se saisit de la fiche qui arrive sur le plat de la pile, puis, on se dirige en petite foulée vers le bureau d’étude voisin pour concrétiser tout. On se prend déjà à rêver, regardant vers le haut, de civilisations toujours en devenir et d’un nouvel âge d’or proche de l’antiquité.

Vaporisés, volatilisés, alors, quoi faire et pourquoi, dans les vapeurs de belles entreprises, dans l’éther de grandes courbes qui se sortent des males, qui remontent des génies fertiles, s’élèvent et se condensent sur les cimes en jardins suspendus pour le temps libre, et pour les foules, en théâtres pour des idéaux.

A la base, il s’agit de faire place à une humanité d’exception, une vertu bien servie, comme dessertie de sa masse, sans la boue faite homme. Sans le feu. Et pour rappeler à ces temps qu’ils s’en viennent, il y aura à séduire.

De là, on se saisit des brillants artifices, d’évidence, au rythme des pensées. Un chef-d’œuvre. Un nouveau chef-d’œuvre en marche vers l’accomplissement, demeure éternelle des vagues de la nature, balbutiantes, bouillonnantes, vigoureuses. Et ce qu’on attrape au filet à papillon encore à peine ondulant et qui va là, de l’agencement des raretés, se dégager. Des univers en plein essor, des intentions inattendues, des dynasties qui auront, ou montrent déjà, une toute autre faveur. En débat. Toutes ces choses émergentes, fragiles, qui donnent aussi l’espoir d’établir un jour culture. S’épancher sur la glèbe.

En construction, ensemble, un grand empire, un monument, une résidence ouverte et aérée se montent, avec adresse, tout en chantant dans les banderoles. Ils s’alignent, complémentaires, en entier soulevés de terre, dévoués à la cause commune, et nous entraînent avec eux à battre des ailes. Impressions des chairs vaillantes du moment qui respirent sous la caresse du vent et d’une main à poser sur ce qui frissonne. Que la pression d’un grain microscopique ou qu’un soupçon de poussière viendra grandir et raviver. Comme aussi les pousses naturelles qu’on laissera naître dans les vergers pour assurer le renouvellement des travées, pendant l’arrière saison. Une pensée maline pour un ciel d’autres mers.

Quand je pense à agir, je me souviens d’un avion. Un avion porte avion, avec piste d’atterrissage, supermarché, piscine, sauna, courts de tennis et complexe de cinéma, quarante rangées de moteurs accouplés qui turbinent dans la haute atmosphère à la quête d’une destination lointaine, et parce c’est humain. Aussi, je me rappelle de lui, assemblé un demi-siècle plus tôt, déjà à ses premiers essors, parce qu’il trouverait ce jour à s’inscrire dans son époque, parce qu’on en aurait bientôt une vraie envie, et parce qu’il épancherait un jour sur les déserts son croissant d’ombre intense. Deux kilomètres plus bas, on battit toujours l’empire pour la naissance d’un empereur.

Sous le soleil, rien ne se meurt. D’ancien adonis poursuivent toujours des jeunesses d’ébène. D’anciennes strates découvertes qui font terreau pour l’invention, et où se lovent des traînées de comètes caressées de la plante du pied. Des préludes en devenir.

Sous le soleil, c’est une toile où s’impriment et s’enflamment l’essence et de nos désirs le plus cher. Nous aurons encore des interventions divines et des embrasements et la projection dans nos vies des réalisations inaltérables qui leur succéderont. Des années-lumières devenues au plus proche, et d’un attachement de vieux amants. Qui s’éveille.

Parmi des chef-d’œuvres à mains nues poussés aux quatre vents. Destinés aux calendes. Des ébauches d’ustensiles ouvragés et profitables. Tout ce qui aboutit en douceur et qui ouvre, sur la voie, de nouvelles perspectives, qu’on attrape au vol comme des papillons, et qu’on suit. Ce qui porte des marques vierges. Ce qui s’est, en route, accompagné de notions de clans, de partisans, et de mondes engloutis, aussi. Comme des idées, même misanthropes, puisqu’elles avancent. Si on ne sait encore pas où aller, on saura toujours comment le faire. Essayer sera notre chemin.

Des envahissements pour des libérations, qu’on prend, à donner pour recevoir, jusqu’à justifier la violence. Celle qu’on se fait pour se sortir d’un trou, celle qu’on accole en assurance à de l’éducation. Parce que c’est ainsi. Parce qu’on peut tout refondre. Parce qu’on peut bien penser être infiniment ce qu’on veut, de fait on sait qu’on est au fond ce qu’on fait, seulement. Une civilisation plus grande parce que plus riche d’apparat et plus resplendissante, qu’on voudra voir pérennisée à hauteur de nos monuments, scellée pierre à pierre par la sueur que ses hommes ont versée. Et, si on ne devine rien de ce qu’il en advient, d’aventure, résidera toujours, au firmament des certitudes, contre toutes les peurs, celle d’entreprendre. Une pensée saline pour un miel d’autres mères. Et son origine... toute à faire.






notes,

mercredi 21 décembre
Les champs d’automne

samedi 26 novembre
Téléphone

samedi 26 novembre
Sans date non plus

samedi 26 novembre
Sans date

samedi 30 avril
Cinquième note, évolutive.

mardi 12 octobre
Petite vanité

lundi 5 avril
Traque

mercredi 28 janvier
Quatrième note, conjonctive.

mardi 11 novembre
L’inconfort

vendredi 21 mars
Troisième note, géographique.

lundi 18 novembre
Génération de l’ineffort

samedi 12 octobre
Deuxième note, récapitulative.

vendredi 4 octobre
Première note, explicative.

samedi 28 septembre
Aux aurores assagies..

lundi 2 septembre
Fin du journal I

dimanche 28 juillet
Le jour était levé

textes

13-03-2008
Colloïdes.
- James Benoit

16-02-2008
Autre chose - 2 - Ca va se savoir.
- James Benoit

20-01-2008
Autre chose - 1 - Il faut l’avouer.
- James Benoit

15-10-2006
La Nation, La Banlieue d’Eden.
- James Benoit

15-09-2006
Silencieusement.
- James Benoit

8-10-2005
Tel.
- James Benoit

6-08-2005
Des raisons d’agir.
- James Benoit

1er-04-2005
Depuis l’aéroport.
- James Benoit

5-06-2004
La chose en question, VI.
- James Benoit

1er-04-2004
La Chose en question, V.
- James Benoit

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