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JOURNAL I
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Myriam





Chenille écaillée.
Aucune magie dans cette aube, matin fiévreux de nuit ignorée, liant deux journées, entre elles. Le repos s’affaisse lourdement sur une banquette orange, là, tout près de son épaule. Une buée parisienne finit de se ramasser en gouttelettes morbides.




 

Imaginez Myriam qui débarque à Paris, la ville où elle est née, en plein mois de juin.

Les Klaxons chantent avec les pigeons dans la cité des Lumières, pour la petite provinciale. Elle offre une tolérance maximale à cette nouveauté qu’elle veut faire exploser à chaque coin de rue. Le métro offre refuge au jour et elle en ressort gaie, gaie que la nuit l’ait surprise, gaie et pleine de vie. Les étudiants insouciants la fascinent, tellement plus libres et si à leur aise dans Paris et ses cafés. Et puis elle veut marcher sur les pavés des cartes postales en Noir&Blanc, la gare promettait déjà tout pour ceux qu’elle accueille sous ses structures métalliques, autant de racines se propageant de la Tour Eiffel et ressortant par les bouches et les fières armatures des stations de métro, s’arabisant en volutes et motifs Art Nouveau, qui éclosent encore dans la gare, bourgeonnant parfois sous un lampadaire à œil unique tourné vers nous.

Myriam est retournée dans ses Landes du cœur, confortée quoique n’osant croire à un tel bonheur. Nouveau départ assourdissant. En octobre elle est étudiante elle aussi.

Paris. Elle laisse passer les métros bondés du matin. Dans un mauvais rêve thermal, tous ces gens usés semblent bien longs à se soigner, ou sont-ils incurables et ne se remettent-ils point, ou bien ce doit être très grave. Pressée d’apprendre ces nouveaux codes d’usages sans quoi la vie n’est pas une vie en soi, elle découvre le hurlement de la mégapole. Une ombre passe et elle est sauvée de justesse par le mouvement de foule qui la plaque contre le carrelage crasseux d’une salle d’attente muette. Comme elle va être en retard, elle court sur le trottoir et arrivée, enfin, s’arrête pour souffler un peu. Son genou saigne. Elle a dû se faire ça en tombant tout à l’heure.

Aux toilettes où elle s’éponge et nettoie le sang séché, le mur au fond d’un cabinet de toilette dont la porte a disparu, jette à ses yeux des inscriptions de sources diverses et du même acabit. L’une d’entre elles se détache du reste par sa quasi-lisibilité et récente discrétion. Il est inscrit : « Ce que vous faites est merveilleux ».

L’égratignure propre, Myriam s’engouffre dans la salle du cours de treize heures. Anonyme, elle s’assied d’une manière égale parmi les autres skate-boarders en genouillères et tee-shirts fun.

Pourtant, elle se sent seule.







Mots,

samedi
notes,

mercredi 21 décembre
Les champs d’automne

samedi 26 novembre
Téléphone

samedi 26 novembre
Sans date non plus

samedi 26 novembre
Sans date

samedi 30 avril
Cinquième note, évolutive.

mardi 12 octobre
Petite vanité

lundi 5 avril
Traque

mercredi 28 janvier
Quatrième note, conjonctive.

mardi 11 novembre
L’inconfort

vendredi 21 mars
Troisième note, géographique.

lundi 18 novembre
Génération de l’ineffort

samedi 12 octobre
Deuxième note, récapitulative.

vendredi 4 octobre
Première note, explicative.

samedi 28 septembre
Aux aurores assagies..

lundi 2 septembre
Fin du journal I

dimanche 28 juillet
Le jour était levé

textes

13-03-2008
Colloïdes.
- James Benoit

16-02-2008
Autre chose - 2 - Ca va se savoir.
- James Benoit

20-01-2008
Autre chose - 1 - Il faut l’avouer.
- James Benoit

15-10-2006
La Nation, La Banlieue d’Eden.
- James Benoit

15-09-2006
Silencieusement.
- James Benoit

8-10-2005
Tel.
- James Benoit

6-08-2005
Des raisons d’agir.
- James Benoit

1er-04-2005
Depuis l’aéroport.
- James Benoit

5-06-2004
La chose en question, VI.
- James Benoit

1er-04-2004
La Chose en question, V.
- James Benoit

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