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LA CHOSE À DIRE
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Troisième partie





 

Il fallait faire le ménage. Et une bonne dose de parasites en moins, fini les vacances où il est presque impossible d’écrire quoi que ce soit, impensable de songer à rédiger proprement. Remarque, j’inaugure dans mon humble coin un style plus libéré des forme, plus appauvri aussi. J’hésite. Non que le lecteur m’inquiète car ça n’est pas l’inquiétude tourmentée des débuts ni celle, soupçonneuse et sceptique, d’après.. plus personnelle il faut croire, assez pour ne pas vous le dire mais nous contenter d’en causer.

Trois parties en arrière, le recul serait suffisant et il fait froid désormais, le gel prend l’humidité du matin, la blanchit à nos yeux. Les mauvais esprits veillent la nuit jusqu’à se pelotonner dans les litières de leurs derniers repères avec le monde. Dans le monde.

Un vrai matin piquant d’un air vif cette troisième partie on voit que le soleil n’est pas encore sorti de notre voûte nuageuse blanc terne. Une heure, - quelle heure d’abord ?. huit ou neuf heures pas moins.. - une heure vivifiante propice, relectures faites, à la reprise du discours, du soliloque, de la description de paysage, la lettre à, la carte postale qu’on n’enverra jamais de toute manière ou si, plus tard, quand le moment sera passé de le faire et que tout ça ne voudra encore une fois plus rien dire, endossera l’insignifiance. Doux abus d’abuser d’absurde.

J’ai oublié les divagants aveugles, les abrutis nantis, en ce moment une Histoire de l’architecture et de l’urbanisme modernes de Michel Ragon, des poèmes d’Apollinaire pour mon brouillard de réveil, pour me faire dire en ce monde qu’il est beau et puissant, embué dans le fumier de sa saoûlerie, L’éternel mari de F.D. et puis encore avant d’autres choses bien ou mal écrites par quelques figures élues et des morts vitrifiés par d’autres éditeurs gonflés de leurs ossements.

Pouah.. dire que certains liront ça dans un metro nauséabond comme je les renifle à cent mètres de ceux où je feuilletais La Nausée sans la voir.. trop dans le nez l’odeur de merde plastifiée et d’urine sans âge, les oreilles les râclements crissants dans un tournant mugissant, et cela les yeux rivés à la croûte indéfinissable que constituait le revêtement au sol.

J’y suis revenu d’ailleurs. Refuge de la lecture dans ce cas comme sur la plage, contre l’emmerdement, n’importe quoi les coudes rejoints, le nez dans le cul des pages d’occasion en éditions de poche, la vieille poussière d’une vie renfermée aux tranches imbibées d’orange baveux, de jaune crié, de bleu-vert ou de fushia pour du rouge. Couvertures inoubliables dont je recherche toujours l’auteur de la photographie ou de l’illustration, planqué en petits caractères sur la quatrième de couverture. Difficile de savoir si ce seront de bons ou de mauvais souvenirs pour toi.






notes,

vendredi 2 août
Cahiers - IV

textes

4-03-2007
Chapitre du Roman
Troisième partie
- Klingsor

24-07-2002
Chapitre du Roman
Deuxième partie
- Klingsor

24-07-2002
Chapitre du Roman
Première partie
- Klingsor

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