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JOURNAL I
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Potences





 

I

Commence par l’aval des Hommes. Ici celui qui meurt, à l’unanimité. Bien semblable aux prétextes courus, ceux qui ne s’éteignent pas de sitôt qu’on les pousse au dehors.

Mourant sous les suffrages, les effluves de sentence, l’oxymore saignante plaît aux esprits se nourrissant d’eux-mêmes dès un certain âge arrivé. Certains de toujours.

II

La fleur émargée. Collée aux joues de toute jeune fille venue assister sur le trottoir aux fastes de l’exécution.

De prime abord elles se sont soulagées avant de sortir sur les seuils leurs images sans compassion. Mais celle-ci dans le cadre qui sautille, est-ce la joie de le revoir, sa petite taille derrière le mur de la foule ? Un tuteur égorgé trône sur la place.

III

Les joies raisonnables. De fait, des joies sans craintes. De bons rires faux et la Vie qui sourit sans tenir sa Promesse.

L’engin de transport passe au-dessus des fronts des croyants, sur le passage de l’accord. A son bord, l’étranglé blême, le rompu désossé que l’on va démettre. Les femmes demeurent sur le trottoir que d’invisibles mains écartent. Les hommes, dont on reparle seulement, qui les touchent et les farfouillent. Cela pour le vulgaire et pour la chose aimable.

Autrement, ils paraissent un. Un, vautré d’amers reproches qu’elles abreuvent, un qui tient fermement un poignet rougi. Redresse un cou bandé, la langue en exil dans l’étau de la mâchoire pendue sous un regard mort ; la procession sert l’usage de sa force.

IV

« Je peux simplement rayer de ma mémoire le reste qui ne m’est pas permis. » Le mort avance, interdit ; rien n’augure ses crimes, mais cette mine éteinte ne l’a jamais quitté.

Dimanche apprêté sous une lune douce. La ville meurt encore de cet amour.

Rien que la ville. L’horizon s’amenuise sans passions, loin derrière la masse radieuse des enfilades de corridors et des futures salles d’attente que le chantier d’une tour ignore du haut des pointes de son armature.

V

D’ailleurs l’heure passe Où tu ne verras plus. C’est à propos du visage Qui demeure sans reflet.







Mots,

après
A Paris  .
Notes VI  .
Femme
notes,

mercredi 21 décembre
Les champs d’automne

samedi 26 novembre
Téléphone

samedi 26 novembre
Sans date non plus

samedi 26 novembre
Sans date

samedi 30 avril
Cinquième note, évolutive.

mardi 12 octobre
Petite vanité

lundi 5 avril
Traque

mercredi 28 janvier
Quatrième note, conjonctive.

mardi 11 novembre
L’inconfort

vendredi 21 mars
Troisième note, géographique.

lundi 18 novembre
Génération de l’ineffort

samedi 12 octobre
Deuxième note, récapitulative.

vendredi 4 octobre
Première note, explicative.

samedi 28 septembre
Aux aurores assagies..

lundi 2 septembre
Fin du journal I

dimanche 28 juillet
Le jour était levé

textes

13-03-2008
Colloïdes.
- James Benoit

16-02-2008
Autre chose - 2 - Ca va se savoir.
- James Benoit

20-01-2008
Autre chose - 1 - Il faut l’avouer.
- James Benoit

15-10-2006
La Nation, La Banlieue d’Eden.
- James Benoit

15-09-2006
Silencieusement.
- James Benoit

8-10-2005
Tel.
- James Benoit

6-08-2005
Des raisons d’agir.
- James Benoit

1er-04-2005
Depuis l’aéroport.
- James Benoit

5-06-2004
La chose en question, VI.
- James Benoit

1er-04-2004
La Chose en question, V.
- James Benoit

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